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Et si l’on fait un cinéma sans voix, ça te tente? Un monde sans parole. On va sûrement sonner fort avec les mots et les images, à la manière de Méliès. Et voilà, c’est fait. Le Télépolis, un film courageux, presque avant-gardiste esthétiquement, plein de nostalgie et de charme fantastique à la Métropolis, de Fritz Lang, et d’innocence enfantine de Méliès. Une idée rafraîchissante dans ce monde cinématographique, qui nous rappelle que le muet, le noir et blanc est (était) une force esthétique. Un joli film dans lequel l’émerveillement nous enchante à tout instant. Chaque plan et chaque cadrage sont un petit bijou merveilleux. Esthétique consciencieuse, image en noir et blanc très surréaliste, chaque séquence est manœuvrée avec une attention minutieuse, servie par la bande-son pour installer une atmosphère presque onirique, survolant le réel. A tel point que, on se contente de sa narration à la fois naïve et primaire. Oh, oui, le récit est simple mais efficace en résonance à l’éblouissement du son et à la poésie de l’image. C’est clair et net: on comprend le message qu’Esteban Sapir nous transmet.
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Esteban Sapir- Télépolis (La Antena), 2007
Film argentin. Drame. Durée : 1h 35min.