La dynamique des faculités de connaître
8 mai 2008 à 8:41 (Philo)
Tags: Conscience, Emmanuel Kant
Un point qui caractérise l’épistémologie kantienne est que la conscience est conçue en terme de « processus », contrairement à Descartes et Leibniz qui ont fondé leur conception de la conscience en terme de « contenu », à savoir les idées innées.
En effet, dans le système kantien, la conscience se traduit principalement en facultés de connaître, considérées comme étant une capacité, un pouvoir, un processus dynamique à formuler des jugements et à produire des représentations mentales, à partir desquelles s’articulent toutes formes de connaissance. La conscience ainsi conçue est alors un processus spontané de structuration à partir des matériaux bruts provenant de diverses sources, des stimuli sensoriels, les catégories et les concepts a priori par excellence. Elle est un pouvoir cognitif, un processus de traitement de l’information, en vue de produire les contenus, les connaissances, les images mentales ou les représentations. Toutes idées, tous jugements, tous concepts sont éventuellement œuvres réalisées à travers ce processus dynamique qui est la conscience.