Les carrés de Victor Vasarely
13 juin 2008 à 11:57 (Artistes, Esthétique)
Tags: Illusion optique, Victor Vasarely

Victor Vasarely - Quasar, 1966
Color screenprint, 60 x 60 cm (image); 67 x 67 cm (sheet)
Gift of the Pantechnicon, San Francisco 1967.26.1
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À vue d’œil, les carrés que peint Victor Vasarely apparaissent simples comme jeux d’enfant. Il est pourtant essentiel de souligner que Vasarely va parfois jusqu’à étaler seize teintes nuancées d’une même couleur avec sa palette dans la main. Un travail pointilleux qui s’approche à la science de couleurs. La conception de tel travail nécessite d’une manipulation scrupuleuse des teintes et des dégradés de couleurs. De ses œuvres, on est surtout stupéfié par l’effet miraculeux de ces travaux qui piègent notre regard par de multiples métamorphoses illusoires sur une surface figée et bi-dimensionnelle. Comme une sorte d’alchimie ophtalmique œuvrée à l’appuie de l’interaction entre la lumière et la matière.

Victor Vasarely - Quasart, 1966
Color screenprint, 60 x 60 cm (image); 67 x 67 cm (sheet)
Gift of The Pantechnicon, San Francisco 1967.26.2
Surprenants, stupéfiants, ses tableaux dits psychédéliques sont en réalité réalisés sur la base des illusions optiques, couramment connues dans le domaine de science de vision. Un phénomène optique est ainsi nommé « illusion de Vasarely » d’après ses réalisations artistiques. L’effet de l’illusion a lieu quand les carrés concentriques de tailles décroissantes et de luminosités dégradées s’empilent l’un sur l’autre. Alors, on voit deux rayons blancs qui se croissent et forment une lettre X à l’intérieur de ces carrés entassés. Lorsqu’on les examine de plus près dans ses détailles, on réalise que les rayons crossés sont en réalité inexistants.

Quasar, 1966, détail

Quasar, 1966, détail
Un petit jeu pour mieux comprendre l’effet pyramide (illusion de Vasarely) :
DOG Lateral Inhibition & Pyramid, Project
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En effet, c’est une illusion optique associée notamment aux phénomènes d’« inhibition latérale » ayant lieu sur des champs récepteurs de la rétine. Il s’agit notamment d’un principe de suppression sélective de certains signaux nerveux (périphériques ou avoisinés) afin d’optimiser l’acuité d’un signal sensoriel (centre). Ainsi, avec l’inhibition latérale, la rétine est devenu une démodulation de contraste, et non un simple récepteur de photons lumineux. Les phénomènes d’illusion visuelle associés à l’inhibition latérale sont nombreux dont les plus connues seraient la « grille d’Hermann », le « contraste simultané » et les « bandes de Mach ».

Contraste simultané
Bandes de Mach
Grille d’Hermann
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Les œuvres de Vasarely réalisées sur le même principe

Victor Vasarely - Arcturus II, 1966
Oil on linen,63 x 62 7/8 in. (160.0 x 159.7 cm)

Victor Vasarely - CTA 102, 1966
70 x 70.3 cm (27 9/16 x 27 11/16 in.), Screenprint

Victor Vasarely - Reytey-va,1967-1969
Tempera on paper on plywood, 78.9 x 78.9cm panel; 81.0 x 81.0 x 4.0cm frame

